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Une série de recommandation adoptée mercredi dernier au terme d’un atelier opérationnel sur les atteintes à la propriété intellectuelle.
Une grande partie des produits consommés en Afrique centrale est basée sur du faux. Et ces produits issus de la contrefaçon et de la piraterie constituent un danger pour les économies et les populations, selon Emmanuel Assama, chef du bureau régional Afrique centrale de l’Oipc Interpol. Pour barrer la voie à ce fléau mondial, le bureau a organisé un atelier opérationnel regroupant des représentants des pays de la Cemac et du secteur privé la semaine dernière.
Trois jours durant, les participants ont abordés divers thèmes se rapportant au sujet dans les domaines des médicaments, produits manufacturés, industrie du tabac, produits Colgate ou les cosmétiques entre autres. Différents aspect du fléau « jadis limité aux produits de luxe, qui aujourd’hui concerne des industries aussi diverses que le divertissement, les produits alimentaires, l’électronique, les pièces pour automobiles ou plus inquiétant, les produits pharmaceutiques », a révélé le colonel Emmanuel Assama en clôturant les travaux mercredi.
La rencontre a débouché sur une série de recommandations en neuf points comportant des axes comme l’intensification de la sensibilisation des populations sur les dangers de l’usage des produits contrefaits, l’organisation des opérations de police dans le cadre de la lutte contre les atteintes à la propriété intellectuelle ou l’amélioration de la législation en la matière.
" Ce sont parfois des produits mortels "
Emmanuel Assama, chef du bureau régional Afrique centrale de l’Oipc Interpol.
Comment ces recommandations seront-elles mises en œuvre ?
A l’issus de cette réunion de concertation qui vient de se dérouler dans les locaux du bureau régional de Yaoundé. Il y’aura un comité de suivie qui va se mettre en place pour justement harmoniser avec les espères, chacun dans son pays, pour voir dans quelle mesure ils peuvent mettre en place un système de travail en plus pour pouvoir harmoniser les législations et puis obtenir auprès les autorités un certain nombre de liberté pour pouvoir se déplacer et faire des consultation ensemble afin de venir à bout de ce défit.
Vous dites entre autre qu’il va falloir s’armer de courage car les polices vont devoir affronter des multinationales …
Nous avons fait ce constat que la plupart des produits manufacturés qui sont de faux produits, qui ne sont pas des produits d’origine, coûtent excessivement moins cher. Alors, nous avons besoin de l’appui et de l’aide des pouvoirs publics pour pouvoir mener à terme ce combat, parce qu’il n’est pas facile. Ces produits manufacturés sont fabriqués dans les grandes usines. Il s’agit de gens nantis. Pour sensibiliser les populations afin qu’ils n’utilisent plus ces produits mortels qui peuvent donner le cancer et toutes sorte d’autres maladies, nous avons besoin de l’appui des pouvoirs publics. L’action va jusqu’aux hommes de lois qui sont à même de nous créer des lois qui vont nous permettre de lutter contre ce phénomène parce que les policiers, les gendarmes, les douaniers chacun dans le domaine qui le concerne va agir. Les douaniers vont saisir la marchandise lorsque celle-ci est frauduleuse, de mauvaise qualité. Les policiers dans leur domaine vont également travailler dans ce sens ainsi que les agents du ministère du commerce. Il faut que tout le monde mettent la main à la patte pour pouvoir obtenir de bon résultat. La tache est immense car il s’agit des produits qui proviennent un peu partout dans le monde. Nous avons besoin du concours de tous les fonctionnaires chargés de l’application de la loi pour pouvoir non pas enrailler, mais freiner ce phénomène qui va de l’avant et qui gagne du terrain tous les jours.
Propos recueillis par Hugues Marcel TCHOUA
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