Présidentielles en Afghanistan
Le taux de participation des électeurs au vote présidentiel d’hier avoisinerait 50%.
Les Afghans ont voté hier sous très haute sécurité en raison des menaces d'attaques des talibans. Les bureaux de vote, qui avaient ouvert comme prévu vers 7h locales (3h30 à Yaoundé, ndlr), ont fermé à 16h (12h30). Quelque 17 millions d'électeurs étaient appelés à se rendre dans plus de 6 500 bureaux de vote, protégés par 300.000 membres des forces afghanes et étrangères placées en alerte maximale face à une rébellion qui a gagné du terrain depuis deux ans. La participation était «très bonne» à la mi-journée et pourrait atteindre 50% à la clôture du vote, a annoncé la Commission électorale. Mais elle reste cependant bien moindre que lors de la première présidentielle de 2004.
Plusieurs incidents, dont une fusillade au cours de laquelle deux rebelles ont été tués à Kaboul, des tirs de roquettes et l'explosion de bombes de faible puissance ont émaillé le début des élections dans de nombreuses villes d'Afghanistan, sans toutefois perturber le scrutin outre mesure, selon les autorités. Aucune attaque directe visant un bureau de vote n'avait été signalée à la mi-journée, malgré les menaces des talibans qui n'avaient pas exclu de s'en prendre directement aux électeurs s'ils ne respectaient pas leur consigne de boycott. Deux bombes ont toutefois été désamorcées avant l'ouverture dans un bureau de vote à Ghazni (sud), et deux ou trois bureaux ont été visés dans la nuit à Khost (sud-est). Le gouvernement afghan a appelé les médias locaux et internationaux à ne pas parler des probables violences le jour du vote pour ne pas effrayer les électeurs. Les électeurs avaient à choisir parmi 41 candidats à la présidence et 3.196 prétendants aux 420 sièges des 34 conseils de provinces, des parlements locaux chargés de faire le lien entre le gouvernement de Kaboul et la population.
Synthèse HMT
-Les Afghans ont dû voter la peur dans le ventre.