15 milliards pour prévenir le sida en zone Cemac
L’enveloppe a été accordée mercredi par la République Fédérale d’Allemagne à la sous-région.
La lutte contre le sida en Afrique centrale vient de recevoir un coup de booster. Le gouvernement de la République fédérale d’Allemagne (Rfa) vient d’accorder un financement de 15, 65 milliards F (23 millions d’euros) à la sous-région, pour prévenir la pandémie. La signature du protocole d’accord intergouvernemental a eu lieu mercredi dernier à Yaoundé, entre Karin-Elsa Blumberger-Sauerteig, l’ambassadeur de la Rfa au Cameroun et Antoine Ntsimi, le président de la commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac).
Cet appui devrait servir à la mise en œuvre de la deuxième phase du Projet sous-régional de prévention du Vih/sida en Afrique centrale (Ppsac). Il intervient à la suite des résultats encourageants enregistrés à l’issue de la première phase de ce projet, démarré en 2006 dans trois pays : le Cameroun, le Tchad et la Centrafrique. « La présente contribution financière, a déclaré l’ambassadrice d’Allemagne, est destinée à permettre à la Cemac d’étendre l’approche régionale de lutte contre le sida aux six Etats membres… Je voudrais réitérer le vœu de mon gouvernement d’obtenir au plus tôt une solution satisfaisante aux conditionnalités en vue de l’inclusion du Gabon et de la Guinée Equatoriale dans l’approche régionale. »
Prenant la parole à son tour, le président de la commission de la Cemac a rassuré la diplomate par son engagement solennel. « Nous ferons tout pour que ces conditionnalités soient remplies pour qu’il s’agisse cette fois véritablement d’une approche sous-régionale qui s’étende de trois à six pays », a-t-il annoncé, avant de remercier le gouvernement allemand pour son geste et la sollicitude manifestée envers les pays de la sous-région. « Nous apprécions la coopération entre la Rfa et la Cemac, cette approche sous-régionale qui vient compléter les approches initiées au plan national contre cette pandémie », a ajouté Antoine Ntsimi.
Une autre phase s’ouvre avec ce nouveau financement, quatre fois plus élevé que le précédent. Il servira à renforcer la promotion du préservatif féminin, l’intégration de la santé de la reproduction avec la lutte contre les IST-VIH et la lutte contre les IST et enfin, la poursuite de la réduction des méfaits de la stigmatisation et de la discrimination envers les personnes vivant avec le Vih/sida.
Hugues Marcel TCHOUA
- Un peu plus de nerf dans la guerre contre le sida.